À retenir
- La CABS rassemble 43 communes aux réalités différentes : ville-centre, communes rurales et communes littorales.
- Opposer Abbeville aux autres communes, ou résidents permanents aux résidents secondaires, simplifie le débat.
- Une politique commune doit rendre lisibles ses objectifs, ses coûts et la répartition de l’effort.
- Les différences entre communes doivent être documentées plutôt que transformées en camps opposés.
La Communauté d’agglomération de la Baie de Somme réunit 43 communes. Elles partagent une institution, mais pas les mêmes réalités : population, logement, activités, distances et besoins de services varient d’un endroit à l’autre.
Dans un débat fiscal, ces différences comptent. Elles ne justifient pas pour autant de dresser Abbeville contre les 42 autres communes, ni les habitants permanents contre les propriétaires de résidences secondaires. Ces catégories ne suffisent pas à décrire qui contribue, qui bénéficie des services et comment les décisions produisent leurs effets.
Une décision commune doit être lisible
Quand un effort fiscal est demandé à l’échelle intercommunale, les habitants peuvent légitimement demander ce qu’il finance, comment il se répartit et quels résultats sont attendus. Pour répondre, il faut des données comparables : recettes, dépenses, investissements et services, selon des périmètres clairement expliqués.
Une commune littorale, une commune rurale et la ville-centre n’ont pas les mêmes caractéristiques. Une politique intercommunale doit pouvoir montrer comment elle tient compte de ces différences, sans prétendre que tous les habitants vivent la même situation.
Un territoire commun n’efface pas les désaccords. Il oblige à les discuter avec des faits vérifiables et à expliquer les décisions à l’ensemble des 43 communes.
